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Ardennais

L'Ardennais au modèle
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L'Ardennais au modèle
Type : Cheval de trait
Taille : 1.58 m
Poids : 850 Kg
Robe : Alezan Bai Isabelle Rouanne
Utilisation : Attelage Loisir Travail
Origine : France , Europe
L'Ardennais au modèle
Le débardage
Le débardage
Attelage d'Ardennais
Ardennais encolure

Historique :


Le plus ancien cheval de trait d'Europe et l'une des plus anciennes races Françaises : L'Ardennais.
 
L'Ardennais appartient à la catégorie des races dites lourdes.
Il serait le descendant d'une sous-espèce disparue appelée cheval des forêts (Equus caballus germanicus), ancêtre commun de nombreuses races de chevaux massifs d'Europe de l'Ouest.
 
Les chevaux de type Ardennais étaient présents dans la région Ardennaise pendant la préhistoire puisque deux plaquette de schiste gravées d'une tête de cheval ont été retrouvés sur le site du roc la Tour, à Monthermé.
  
 
Antiquité
 
La race Ardennaise est la seule races mentionnées dès l'antiquité. Jules César lui-même en fait mention. Les Ardennais étaient présents sur le territoire belge.
 
En 440, Mouzon est alors un centre d'élévage pour la cavalerie Romaine.
 
Moyen Âge et Renaissance
 
L'Orient fait comprendre à la Belgique l'intérêt de l'apport de sang pour la race Ardennaise. Il est alors choisit d'intégrer des étalons arabes aux seins des Ardennes afin qu'ils se reproduisent avec des juments locales.
 
L'Ardennais semble avoir une place considérable lors des croisades.
Lors de la Renaissance, un hommage est rendu par le maréchal de Turenne sur les qualités des chevaux Ardennais.
 
De l'époque napoléonienne aux années 1850
 
Dès la fin du XIXe et le début du XXe siècle, l'organisation de l'élevage Ardennais est mise en place parallèlement au développement de l'agriculture.
 
Les Ardennais sont élevés en fonction des besoins de l'homme : la guerre pour ses qualités de cheval de trait mais aussi comme cheval de selle. 
 
Guerres napoléoniennes
 
Durant le Premier Empire, l'Ardennais est avant tout un cheval de guerre, utilisé sous la selle ou pour tirer des canons. Il est alors très réputé.
 
Il se montre très résistant aux intempéries et aux privations de nourriture (il s'alimente alors de mousse et de lichen) durant la guerre.
 
Définit comme « ni beau ni distingué » il est pourtant réputé pour sa grande résistance et son énergie qui s'avèreront des atouts indéniables pendant la campagne de russie.
 
L'Ardennais est utilisé aussi pour tirer des diligences et des petits véhicules de commerce, des wagons, des chariots de postes, et forme un cinquième de la cavalerie des gendarmes.
 
Vers 1810, Napoléon 1er ordonne que les chevaux Ardennais sont croisés avec des chevaux pur-sang arabes afin que ceux-ci leurs apportent de la résistance et du fond. Malheureusement, cela aura peu d'incidences.
 
Déclin de la race de 1815 à 1834
 
En 1815, Napoléon réquisitionne l'ensemble des chevaux Ardennais valide. Il ne reste presque plus rien de la race et celle-ci à mauvaise réputation.
 
L'équitation militaire Belge change ses exigences et le cheval Ardennais ne fait plus partie des favoris à cause de sa taille et du poids de son avant-main. 
 
Régénération de la race de 1835 à 1850
 
Vers 1835, la France décide de reprendre en main la race Ardennaise et décide de la perfectionner.
 
En vingt ans le profil de l'Ardennais change. Mieux nourris il prends de la taille et de la force. Il se différencie des anciens Ardennais.
 
Le conseil général des ardennes décide de 1830 à 1848, d'investir près de 20 000 francs annuel pour l'achat de nouveaux étalons.
 
En Belgique, l'armée n'utilise plus le cheval Ardennais mais celui développe une forte réputation de cheval agricole vers les années 1850.
 
Âge d'or du cheval de trait de 1850 à 1950
 
En 1856, on distingue deux grands types de chevaux Ardennais :
la race de trait destinée à l'agriculture, au commerce et à l'industrie,
et la race Ardennaise condrosienne, décrite comme le cheval à tout faire.
 
Croisements de l'ardennais léger
 
Au milieu du XIXème siècle, le cheval Ardennais de selle à quasi disparu. Il reste quelques spécimens dans la province de Namur et au Luxembourg.
 
On leur repproche une morphologie peu élégante, une trop petite taille, une encolure trop petite et trop épaisse, une tête trop volumineuse et un garrot ressortant peu.
Ses reproches poussent les administrations des haras à exiger des croisements avec le Pur Sang. Les éleveurs sont très peu convaincu et y voient comme dégradation de la race.
 
En 1861, l'Ardennais a gagné en taille et sa morphologie s'améliore.
 
Le nouvel Ardennais a des allures plus souples que son ancêtre. Il est aussi plus solide, plus rapide et plus vigoureux. Il est alors très prisé et on se les arrache à prix d'or.
 
Formation de la race de trait
 
Suite aux années 1850, l'Ardennais est différent de celui d'avant. Les éleveurs Ardennais, Français et Belges décident de croisé les Ardennais avec des étalons flamands et belges, puis des percherons.
Le cheval de race Ardennaise est alors considéré comme le meilleur cheval de trait du pays en 1862.
 
A la fin du XIXème siècle l'élevage de l'Ardennais de trait est en pleine expension. Il corresponds aux demandes de l'agriculture et des travaux forestiers.
Les éleveurs le croise avec des étalons de gros trait belges afin d'augmenter sa taille.
L'Ardennais de l'ancien type disparaît entre 1880 et 1890.
 
L'Ardennais "actuel" apparaît au début des années 1930.
Il est considéré comme un « laboureur-né ».
 
Influence et exportations
 
Durant l'apogée du cheval de trait, l'Ardennais est considéré comme un améliorateur de races. Grâce à lui sont formés les comtois, l'auxois et les traits du Nord.
 
De 1914 aux années 1950
 
Lors de la Première Guerre mondiale, l'Ardennais tiens un rôle important : tirer les chariots d'artillerie.
 
L'Ardennais reste un cheval d'artillerie et de transport de matériaux jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. Comme cheval de selle, les demi-sang sont préférés.
 
Lors de la Seconde Guerre mondiale, le cheval Ardennais n'as plus sa place, il est remplacé par les engins motorisés.
En 1946, même si les agriculteurs Ardennais manquent de chevaux pour les travaux agricoles, ceux-ci ne font pas face au développement de la motorisation.C'est progressivement la fin de la traction hippomobile.
 
Fin de l'utilisation au travail, années 1950 à 1970
 
La commercialisation à grande échelle des tracteurs et des moissonneuse-batteuse en 1945 signe progressivement le déclin de la race Ardennaise.
C'est au début des années 1960 que la race s'effondre vraiment. 
 
Relance bouchère des années 1970 à 1980
 
Comme au début des années 1970, le nombre de chevaux de trait ont considérablement baissé, les haras nationaux les revalorisent en les mettant au statut d'animaux de boucherie.
 Grâce à l'hippophagie les Ardennais sont sauvegardés et le capital génétique conservé.
 
Le poids des Ardennais augmente car les éleveurs cherchent les croissements entre les modèles les plus lourds. Leur poids passe de 600 à 800 kg en moyenne à une moyenne de 700 à 1 000 kg, voire davantage.
 
Cependant le marché de la viande chevaline n'arrive pas à faire face aux importations de chevaux étrangers. C'est un nouveau déclin de la race jusqu'en 1994.
 
Renouveau de l'équitation de loisir et de travail
 
Quelques initiatives ont été tentées pour redonner à l'Ardennais une place de cheval de travail mais celui-ci n'ont pas l'impact escompté.
 
La consommation de viande de cheval déclin au début des années 1990 alors que l'équitation de loisir connait un nouvel essort.
Les éleveurs affinent de nouveaux les Ardennais.
En 1996 la caudectomie (pratique de la coupe de la queue) est interdite.
L'Ardennais est alors produit dans une optique plus sportive s'orientant vers le loisir et le travail.
Les Haras Nationaux réinvestissent dans cette race. 

Divers :


L'Ardennais dispose de de stud-book Belges, Français et Luxembourgeois. 
Ce cheval est considéré comme "le meilleur cheval de trait au monde". 
Dans l'idéal l'Ardennais est un cheval compact, trapu et près de terre. Cependant il reste distingué et harmonieux.
 
Robes
 
Chez les Ardennais ont trouve des spécimens bai, rouan, alezan, gris fer, aubère et isabelle.
 
Standard morphologique
 
Les étalons doivent toisser au minimum 1,62 m et les juments 1,60 m pour les juments.
 
Leurs poids varient en fonction de leur utilisation : boucherie ou loisir.
 
Tête : Sa tête est expressive, au profil souvent rectiligne, et un œil gros et expressif. Ses oreilles sont  de petites tailles et  pointées en avant Il dispose de larges naseaux bien ouverts.
 
Avant-main : L'attache de l'encolure est volumineuse et rouée (dite aussi en col de cygne). Sa crinière bien fournie.
 
Corps : Son poitrail est profond et ample, ses épaules sont très robustes.
Son dos est court.
Il doit son aspect ramassé à ses membres courts. 
 
Arrière-main : La croupe est double avec des hanches larges, des fesses, des cuisses et des jambes très musclées.
La fanon est bien fournis et les articulations basses et larges.
 
Tempérament
 
Très dociles, les Ardennais peuvent être utilisés même par des enfants. Ils sont énergiques, coopératifs, dociles et rustiques.
 
Entretien
 
Les chevaux ardennais sont des animaux rustiques qui peuvent vivrent en extérieur toute l'année. Ils peuvent néanmoins vivrent en box avec une alimentation adaptée.
 
Aptitudes et utilisation
 
L'ardennais peut être utilisé pour :
La consommation de viande (première utilisation),
L'entretien de zones naturelles dans la région Ardennaise,
Le tourisme,
L'attelage,
Le débardage.
 
Diffusion de l'élevage
 
Il existe quatre Stud-book de la race Ardennaise :
En France,
En Belgique,
Au Luxembourg,
En Suède.
 
Effectifs de la race ardennaise
 
En 2007, la France comptait 530 éleveurs de chevaux Ardennais (240 étalons, 1 500 juments, 699 poulinages et 1 200 détenteurs d'Ardennais). 
 
Lieux de manifestations
 
On retrouve le cheval Ardennais chaque année au Salon de l'Agriculture de Paris et au Salon du Cheval de Paris.
 
Il existe une "maison du cheval ardennais" dans les bouveries des communs du château d'Augeard à Buzancy.

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